Catégorie : Romans

Ensemble c’est tout, ensemble c’est bien !

Je me tortille sur ma chaise, le livre au coin de l’œil en résistant à la furieuse tentation de l’ouvrir pour la quatrième fois et plonger encore dans le dédale de l’appartement côté Champs de Mars, retrouver Philbert, Franck, Camille et puis Pauletteu…

Je suis accro au picotin d’Anna Gavalda. Le ton est léger, les mots sont justes, les sujets graves et légers, les sentiments vrais. Il y a, en chaque personnage, une humanité qui interpelle, qui émeut par son courage et sa fragilité.

Ce livre est un concentré d’humour, d’amour et de tendresse, un médicament pour le cœur. Attention, pas besoin d’être malade pour le consommer sans modération. Anna Galvalda écrit pour tous. Les amoureux de l’écriture, celle qui passe sans accros, sans surcharge, les romantiques aux belles histoires de vie, les réalistes qui se la coltinent avec  la rudesse du quotidien.

Bon ben ! c’est pas tout ça, mais, moi j’y retourne.

Critique de la société du siècle des lumières

J’adore Voltaire, j’adore son style enlevé, son esprit vif et son humour corrosif.
Ce petit livre qui se lit rapidement est un conte philosophique qui est en fait une vive critique de la société de son époque, notamment de la noblesse et du clergé.
Voici quelques citations que j’ai relevées :
– La dame d’honneur, se mêlant de la conversation, dit que très souvent ce mot de berger était appliqué aux rois ; qu’on les appelait bergers, parce qu’ils tondent de fort près leur troupeau.
– Tous les ministres avaient un profond respect pour les oracles ; tous convenaient ou feignaient de convenir qu’ils étaient le fondement de la religion ; que la raison doit se taire devant eux ; que c’est par eux que les rois règnent sur les peuples, et les mages sur les rois.
– Y a-t-il une religion chez les Gangarides ? – S’il y en a une ? Madame, nous nous assemblons pour rendre grâce à Dieu, les jours de pleine lune, les hommes dans un grand temple de cèdre, et les femmes dans un autre, de peur de distractions. …Nous remercions Dieu de tous les biens qu’il nous a fait. Nous avons surtout des perroquets qui prêchent à merveille.
– Il y eut même entre elles de la cordialité et de la franchise, attendu que l’entrevue ne se faisait pas dans un palais.