Mois : mars 2015

Absurde….pas tant que ça !!

Il s’agit d’un recueil de chroniques (que vous avez sans doute pu écouter dans une émission sur Canal+, le dimanche)
L’auteur nous propose des portraits : hommes politiques, artistes….enfin presque.
Avis aux amateurs de calembours, de contrepèteries.
Entrez dans le monde du décalage, du burlesque et soyez prêts à une gymnastique intellectuelle : ouvrez votre cortex…ça décoiffe !!
Sans doute devrez vous relire plusieurs fois quelques phrases ; un livre qui vous fera donc du profit.
C’est drôle, intelligent, fin, très fin.
A savourer, en petite tranche.

Quand la liberté des salariés fait le bonheur des entreprises

Tous les chefs d’entreprises devraient lire ce livre.
Ce n’est pas une fable, c’est la réussite d’entreprises qui ont parié sur les hommes, et qui grâce à cette posture d’entreprise « libérée » ont atteint des performances remarquables, dans le bonheur de faire ensemble.
Pas de recette miracle. C’est un chemin, un changement à tous les étages :
Ecouter ceux qui savent, encourager les initiatives individuelles et la prise de risques…, arrêter de tout contrôler, faire confiance et voir enfin les ressources qui sont sous notre nez qui ne demandent qu’à être « activées » ou « réveillées » et arrêter de faire des séminaires sur la motivation…
Alors bien sûr pas d’angélisme, c’est une vision à porter par le chef d’entreprise et la route est longue, très longue.
Sans doute est-il temps de considérer le travail « autrement ».
C’est une révolution, mais ce n’est pas une utopie.
Plusieurs entreprises ont bousculé leurs lignes ou sont sur ce chemin.
Des entreprises aux Etats unis, certes, mais surtout tout près de chez nous, en Europe, en France.
J’ai eu la chance d’assister à une conférence d’Isaac Getz sur ce sujet passionnant, organisée par un de mes amis, entrepreneur Nantais, qui s’est engagé sur ce chemin et dont je suis les avancées : surprenant !!
Je vous recommande cet ouvrage, qui se lit presque comme un roman tant les expériences rapportées sont captivantes.

Vous voulez tout savoir ou presque sur l’histoire des religions ?

Frédéric Lenoir nous livre ici une synthèse bien intéressante, sans parti pris ni jugement sur l’histoire des religions. Le livre se décompose en deux parties :
1 – Aux origines religieuses de l’humanité
2 – Les grandes voies du salut

Dans la première partie, il nous retrace l’évolution du sentiment religieux des premières tombes, il y a environ 100 000 ans, à la période axiale de l’humanité. En effet, apparaissent quasi simultanément, à peu près partout dans le monde, entre le 7ème et le 5ème siècle avant notre ère les fondements de toutes les grandes religions : Zoroastre en Perse, les Upanishad, le brahmanisme, Bouddha, le jaïnisme en Inde, Confucius et Lao Tseu en Chine, les prophètes chez les Hébreux, Thalès, Socrate, Pythagore, Héraclite en Grèce. L’auteur nous livre une explication plausible de ce fait qui n’est sans doute pas dû au hasard.
Dans la seconde, il aborde l’histoire des grandes religions et croyances modernes, les sagesses chinoises et grecques, l’Hindouisme, le Boudisme, le Zoroastrisme, le Judaisme, le Christianisme, l’Islam, et l’animisme toujours présent.
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre fort instructif, bien écrit, agréable à lire malgré le sérieux du sujet.

Le récit des principaux mythes grecs

Jean-Pierre Vernant nous raconte dans ce livre les principaux mythes grecs des origines dans un style plaisant et facile à lire.
Il nous explique aussi dans son avant-propos comment les mythes se sont probablement formés jusqu’à l’apparition de l’écriture et son usage qui les a plus ou moins figés.
Il propose d’ailleurs un parallèle intéressant avec les travaux de Claude Levi-Strauss qui lui a étudié les mythes et croyances des populations primitives de son époque ne connaissant pas l’écriture.

Lettre sur le bonheur

La lettre à Ménécée est des rares écrits d’Épicure qui soit parvenu jusqu’à nous.
On y trouve les composantes essentielles de la philosophie d’Épicure :
– La recherche du bonheur dans les plaisirs simples,
– Ne pas craindre la mort
– Une vie bien remplie
– L’absence de douleurs
– La paix de l’esprit

Critique de la société du siècle des lumières

J’adore Voltaire, j’adore son style enlevé, son esprit vif et son humour corrosif.
Ce petit livre qui se lit rapidement est un conte philosophique qui est en fait une vive critique de la société de son époque, notamment de la noblesse et du clergé.
Voici quelques citations que j’ai relevées :
– La dame d’honneur, se mêlant de la conversation, dit que très souvent ce mot de berger était appliqué aux rois ; qu’on les appelait bergers, parce qu’ils tondent de fort près leur troupeau.
– Tous les ministres avaient un profond respect pour les oracles ; tous convenaient ou feignaient de convenir qu’ils étaient le fondement de la religion ; que la raison doit se taire devant eux ; que c’est par eux que les rois règnent sur les peuples, et les mages sur les rois.
– Y a-t-il une religion chez les Gangarides ? – S’il y en a une ? Madame, nous nous assemblons pour rendre grâce à Dieu, les jours de pleine lune, les hommes dans un grand temple de cèdre, et les femmes dans un autre, de peur de distractions. …Nous remercions Dieu de tous les biens qu’il nous a fait. Nous avons surtout des perroquets qui prêchent à merveille.
– Il y eut même entre elles de la cordialité et de la franchise, attendu que l’entrevue ne se faisait pas dans un palais.